actuaité

Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 18:33
BOUGUERRA SOLTANI AU FORUM D’EL CHAAB
«20 ans de pluralisme et 10 échecs politiques»
23 Février 2009 - Page : 3
 

 

Le président du MSP estime que le pluralisme en Algérie est né par césarienne et dans la rue, au prix du sang et des larmes. Il n’est pas né dans les institutions de l’Etat et ce n’est pas le résultat d’un débat d’élites.

Dix échecs politiques en vingt années de pluralisme. Telle est l’évaluation faite par Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix, vingt ans après l’élaboration de la première Constitution pluraliste un certain 23 février 1989. «Outre les acquis et les perspectives, nous avons enregistré 10 échecs en vingt ans de pluralisme», a déclaré M.Soltani, lors d’une conférence animée au centre des études stratégiques, du journal d’El Chaab, portant sur le thème «20 ans de pluralisme: échecs, acquis et perspectives».

Le président du MSP énumère ces échecs. D’emblée, il annonce qu’il s’agit d’un pluralisme limité. Il s’explique: «Ce pluralisme concerne seulement les partis politiques, dit-il, il ne concerne pas d’autres secteurs tels le mouvement syndical ainsi que l’ouverture du champ médiatique.» Ensuite, il le qualifie de pluralisme ambigu: «En Algérie, tous les partis sont au pouvoir et tous les partis sont dans l’opposition.» Et de mettre en exergue le manque de professionnalisme politique: «Il y a un manque flagrant de professionnalisme politique. La société n’est pas encadrée politiquement. La politique est pratiquée, beaucoup plus par régionalisme et d’autres critères.» Le quatrième échec est, selon le conférencier, le manque de relève politique.

«Les partis politiques souffrent de l’absence de relève politique», souligne-t-il. Le cinquième point abordé par le successeur du défunt cheikh Nahnah est la question du leadership au niveau des formations politiques nationales: «Même au sein des partis politiques, il y a une certaine dictature. Il n’y a pas d’alternance démocratique au niveau de la présidence du parti.»
Et d’énumérer encore, le militantisme de bureau: «Les partis politiques préfèrent le militantisme des bureaux que le travail sur le terrain. Excepté quelques partis islamistes, aucune autre formation issue des autres courants politiques ne fait dans le travail de proximité.»

Le discours aristocratique est l’un des échecs du pluralisme: «Le fossé ne cesse de s’élargir entre les citoyens et les partis politiques. Cela est dû au manque de confiance entre les citoyens et les hommes politiques à cause des discours démagogiques et des promesses jamais tenues de ces derniers.»
Les deux derniers échecs du pluralisme sont liés, selon M.Soltani, à l’absence d’un homme politique qui serve de modèle pour un changement pacifique d’une part, et aux rêves occasionnels des islamistes, démocrates, nationalistes et d’autres composantes politiques, d’autre part. Objection! A peine vient-il de reprendre son souffle que le président du MSP reçoit aussitôt une mise au point sur son analyse, de la part de «son ami» le ministre d’Etat et «allié» dans la coalition présidentielle, à savoir Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN. Ce dernier n’a pas apprécié la sortie de son allié. «Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous M.Soltani», a répondu M.Belkhadem. Et d’enchaîner: «Sur les dix échecs, je peux dire que je suis d’accord avec vous sur un ou deux points. Le reste de votre analyse ne m’a pas convaincu.» Il justifie: «A titre illustratif, nous avons des dizaines d’hommes politiques qui servent de modèle. Je cite feu Mahfoud Nahnah au MSP, le zaïm Hocine Aït Ahmed au FFS et des dizaines d’autres au FLN.» Une mise au point mal appréciée par le patron du MSP. M.Belkhadem quitte la salle et M.Soltani continue sur sa lancée: «J’aurais aimé que M.Belkhadem soit avec nous pour lui répondre, mais je lui dirais quand même que sur le terrain, il s’agit bel est bien d’échecs concrets.» Revenant sur les circonstances de l’ouverture de l’Algérie au pluralisme, M.Soltani a estimé que: «le pluralisme est né par césarienne et pas normalement. Il est né dans la rue et non pas dans les institutions de l’Etat. Il est né par le sang et les larmes et il n’est pas issu d’un débat d’élites après la fin des événements de 1988». Pour M.Soltani le pluralisme est un acquis de la population, qui n’a pas été planifié.
Dans sa conclusion, le premier responsable du MSP énumère les priorités qu’il faut entreprendre en urgence: «Il y a cinq priorités. Je cite entre autres, la nécessité d’encadrer le peuple sur le plan politique et même culturel, d’avoir une classe politique qui présente des programmes, et de pousser le mouvement associatif à jouer son rôle», a-t-il conclu.

Tahar FATTANI
selon l'expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-02-23/60942.html

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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 19:45

"Je voulais aller vers un régime parlementaire par un retour à la souveraineté populaire avec le retour de la confiance entre le peuple et ses dirigeants. Depuis, on fait le serment, la main sur le Coran, de respecter la Constitution et on fait autre chose. Je ne suis pas de ceux-là ! »

Celui qui lance cette flèche au président Bouteflika, qui vient de procéder à la révision constitutionnelle n'est autre que l'ancien président de la République de 1979 à 1992, Chadli Bendjedid. Il a sorti ses vérités dans une intervention de trois heures devant les participants d'un colloque national sur Amara Bouglez, fondateur de la Base de l'Est, qui s'est déroulé jeudi dernier au centre universitaire d'El Tarf.« A la veille d'octobre 1988, au bout de 12 ans à la Présidence, je suis arrivé à la conclusion que le régime était condamné à disparaître, qu'il fallait se défaire de la légitimité historique et remettre le pays entre les mains de jeunes pour qu'ils construisent l'avenir qui leur convient. Les réformes que je projetais et que j'ai annoncées ont soulevé des résistances dans le sérail. Elles se sont concrétisées dans les événements d'Octobre."

Plus de 1000 participants, essentiellement des moudjahidine mais aussi des historiens, des universitaires, des étudiants, ont écouté religieusement l'ancien Président, interrompu parfois par des acclamations nourries lorsqu'il jurait devant Dieu et les hommes qu'il apportait un fait authentique pour en avoir été l'acteur ou l'observateur direct. « Je ne rapporterai pas ce que je sais par tel ou tel », a-t-il souligné à plusieurs reprises comme pour donner plus de poids à ses témoignages.« Depuis que j'ai quitté le pouvoir, je me suis imposé une réserve. J'ai été insulté, diffamé, calomnié, on a raconté des mensonges et je n'ai pas répondu car je crois en certaines valeurs. Mais le temps est venu de dire la vérité car aujourd'hui, on s'est approprié trop dangereusement l'histoire de la Révolution et sa légitimité. J'appelle les historiens, les vrais, à travailler en faisant preuve de neutralité et d'objectivité. Ceci pour l'avenir du pays et le bien-être des générations montantes. »

Nezzar espion ?

Les conflits avec le CCE étaient tels que des conseillers militaires de la promotion Lacoste, « déserteurs tardifs de l'armée française », ont été affectés aux trois zones de la base de l'Est. « Pour nous espionner », affirme l'ancien chef de l'Etat, qui ajoute : « Moi, j'ai eu droit à Khaled Nezzar. » Les tensions étaient telles que le CCE a rencontré des difficultés avec les trois zones de la base pour contrer les projets des lignes Challe et Morice. Il y avait une défiance des uns à l'égard des autres. Ceci va mener à une crise profonde qui sera le motif de « la rencontre des commandants » avec Houari Boumediène qui va faire le bilan de ces divisions internes ; malgré cela, « la méfiance persiste car l'état-major (EMG) découvre que les gradés de l'armée française sont des informateurs pour le compte du GPRA et des ‘3B’ ». Chadli Bendjedid va ainsi, de témoignages en anecdotes parfois croustillantes, passer en revue plusieurs épisodes de la Guerre de libération en soulignant que les rivalités étaient omniprésentes et contribuaient aux décisions qui n’ont pas manqué d’affecter le cours de la Révolution jusqu'à la réunion de Tripoli de juin 1962. Le coup de force de l'été 1962 « J'étais d'accord pour le coup de force militaire car les rivalités, les appétits, les conflits entre les chefs étaient si forts que j'étais convaincu que seule la force pouvait apporter le répit. Et je l'ai dit à Boumediène, que j'ai rencontré ici même à El Tarf. A ce propos, je tiens à rendre hommage ici à Mohand Oulhadj qui a œuvré en grand patriote pour réduire la confrontation inévitable avec les wilayas III et IV.

Boudiaf avait refusé

Le premier Président devait être Mohamed Boudiaf, qui avait refusé pour ne pas être sous la tutelle de l'armée. Ahmed Ben Bella était hésitant, mais il a été choisi. »« Je jure que ce que je rapporte est la vérité, car j’ai vécu ces périodes, elles ne m'ont pas été rapportées. J'appelle les historiens à être neutres et objectifs pour que personne ne puisse se prévaloir d'une légitimité aux dépens de ses frères de combat, surtout ceux tombés au champ d'honneur. » « Je jure que durant toute cette période, je n'ai jamais cherché à être chef. Toutes les responsabilités que j'ai exercées m'ont été imposées. » « Je n'ai pas cherché à être chef » « Sur son lit de mort en Russie, Houari Boumediène a délégué une personne, dont je ne citerais pas le nom, pour me dire "Chadli doit me remplacer à la tête de l'Etat", mais ce délégué est allé voir d'autres personnes avant de venir m'apporter le message. Il y a eu 7 postulants à la succession de Houari Boumediène, dont 4 du Conseil de la révolution. Je n'ai jamais dit aux militaires de me porter à la Présidence. Je sais cependant qu'il y a eu une réunion dans une école primaire et les militaires en sont sortis pour dire : vous avez le choix entre Chadli et Bendjedid. » Mohammedi Saïd, Chaâbani et Tahar Zbiri Ahmed Ben Bella n'avait pas le souci d'écrire l'histoire telle qu'elle devait être écrite. A ce propos, Chadli Bendjedid rapporte l'histoire de Larbi Berredjem qui, en faisant remarquer à Ben Bella la nécessité impérieuse d'écrire l'histoire pour les générations futures, s'est vu rabrouer : « Les générations futures n'ont pas besoin de l'histoire. Berredjem, contrarié, va donner à son fils né quelques jours plus tard le prénom de Blatarikh. »A propos de Chaâbani, qui s'est rendu à Saïd Abid, dans le Sud, bien après sa rébellion contre Ben Bella, il a été jugé à Oran. « Bensalem, Saïd Abid et moi – j’étais à la Ve Région militaire – étions dans le tribunal désigné par Ben Bella avec un magistrat civil. Boumediène m'a informé que Ben Bella avait demandé de le condamner à la peine de mort. Nous avons tout fait pour que le Président revienne sur sa décision. Saïd Abid s'est fait insulter comme un malpropre, lorsqu'il y est retourné une seconde fois. Avant même que nous finissions de nous entendre, il y a eu des mouvements impressionnants de la gendarmerie. Nous avons compris l'acharnement et l'empressement pour le mettre à mort que par la nécessité de taire des révélations compromettantes. Je le dis ici aujourd'hui, devant vous, et je défie quiconque sur cette vérité. » « Tahar Zbiri est un ami, je l'ai connu bien avant de connaître Houari Boumediène. Lorsque j'ai compris, par une discussion avec Saïd Abid, qu'il se préparait quelque chose, j'ai dit à Tahar que je n'utiliserais pas la force et je n'ai envoyé que les bazoukistes contre ses chars pour le stopper à El Affroun. C'est un ami, mais Zbiri à la tête de l'Etat aurait été un désastre. Saïd Abid a été exécuté. Je le pense, car j'ai eu à le confirmer auprès de son épouse. Encore un règlement de comptes, car Ben Bella était derrière le groupe d'Oujda et les officiers de l'armée française derrière le problème de Tahar Zbiri. »

Source : El-Watan

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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 18:55

 Tout le monde l'attendait, la révision de la constitution a été annoncée hier par la président Bouteflika"une révision précise et limitée". que signifie précise et limitée???

Cerainnement, il vise un troisième mandat et plus si affinité. En réalité, les algériens ont un moment donné cru que la démocratie allait être instaurée en Algérie depuis les évènements d'octobre 88. Avec l'annonce de la révision de la constitution dans les prochaines semaines par voie parlementaire, ce régime qu'on croyait vieillissant veut consolider sa tyrannie et son pouvoir en marchant sur les pas des régimes dictatoriaux arabes, à l'image du tunisien Ben Ali et le libyen Elkadafi et le syrien Elassad.

On ne peut pas imaginer un parlement qui a été élu par 30 % d'algériens, peut réviser la constitution ??? si le cas, où sont les voix des 70 % ???

Pourquoi la constitution n'est pas révisée par voix référendaire ??

il est évident que cette dernière fait peur à ce régime.

l'Algérie régresse d'une manière sensible par rapport aux années précédentes, l'Algérie perd de la légitimité à l'échelle internationale, car les bouches seront cousues, les plumes seront détruits, les penseurs seront emprisonnés, les opinions libres seront censurées. Bienvenues dans l'Algérie du 21 ème siècle

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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 23:29

Il y a 40 ans, le père de Barak Obama n'avait même pas le droit de s'asseoir dans un bus en présence d'un blanc. Il y a 40 ans, Bouteflika était au pouvoir. En 2008, Barak Obama est devenu président de son pays, alors que Bouteflika est encore au pouvoir.

Oui, c'est incroyable, mais vrai. La démocratie dans les autres pays progresse, alors qu''elle régresse chez nous en Algérie. Les autres pays instaurent la limitation des mandats pour ne pas exclure les nouvelles générations et consolider les principes fondamentaux de la démocratie. Tandis que chez-nous en Algérie, on révise la constitution, par voie parlementaire, alors que ce dernier a été élu par 30 % d'algériens. Cela est dans le but essentiel d'instaurer un régime présidentiel à vie (sans limitation de mandats).

Cela parait étonnant et bizarre à la fois, de revenir quelques décennies en arrière, pour se rendre compte que l'Algérie était toujours gérée par une seule bande d'incompétents, un meute de loups qui ne pensent qu'à sucer l'argent des braves algériens.

depuis l'indépendance de l''Algérie, les querelles entre-clans n'ont jamais cessé d'apparaitre lorsqu'il s'agit du destin du peuple algérien qui n'a jamais été respecté, ainsi que sa volonté, depuis le référendum du 1962.

La nouvelle génération en Algérie est totalement exclue et mise à l'écart pour ne pas participer à la décision ni de près, ni de loin. Certes, les générations nouvelles font peur au Fratisse du FLN et leur collègues du RND.

les nouvelles générations attendent que le flambeau soit transmis, mais malheureusement, il risque de s'éteindre dans les mains des loups. Ainsi, on n'aura rien et il va falloir tout reconstruire de nouveau.

Par ailleurs, la décennie noire des années 1992 à 2002 ne leur a pas servi de leçon pour quitter le pouvoir et instaurer la démocratie, afin de rendre au peuple ce qui lui appartient légitimement. La guerre civile ne s'est pas encore éteinte, alors que notre président pense à instaurer le régime de son grand maitre (Boumediene).
Un régime qui fait taire et emprisonne les intellectuels et les journalistes. Un régime qui censure et cache les vérités et les réalités aux peuples. Tout simplement, un régime totalitaire, dictatorial à la cubaine à la tunisienne.

Bouteflika suit les pas des régimes arabes voisins, à l'image de Ben Ali, Kadafi, Moubarek, El-Assad et surtout notre Emir elmouminine M6.

A un moment donné, nous avons senti le goût de la démocratie en Algérie, la valeur de la liberté d'expression et le sens de la liberté tout cours. Je crois qu'il est temps de dire la dernière messe sur notre chère partie l'Algérie, car les loups se sont reproduits, beaucoup, trop même. Ils ont déjà placé les leurs dans pour hérité le butin du brave peuple algérien.

Vive l'Algérie comme les martyres l'ont voulu

Par patriote - Publié dans : actuaité
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